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Ici, du bon côté de l’histoire

Vendredi, février 15th, 2013

« Allez où il n’y a pas de chemin, et laissez une trace. » — Ralph Waldo Emerson

Le président Barrack Obama avait tout un choix de thèmes dont traiter dans son discours sur l’état de l’Union, plus tôt cette semaine. On pourrait gager que son téléphone sonne sans arrêt au cours des semaines qui précèdent ce discours, alors que les groupes d’intérêts spéciaux se bousculent pour se faire entendre. On ne peut donc souligner suffisamment l’importance qu’a accordée le président aux changements climatiques et à un avenir misant sur l’énergie propre. Il a choisi ce moment précis de l’histoire mondiale afin de s’assurer que tous les aspects de la question sont clairs quant à son intention de s’attaquer à ce qu’on pourrait qualifier de plus importante menace pour l’économie, pour nos ressources naturelles et, ah oui! – pour notre survie.

Mais ce n’est pas tout le monde qui veut passer à l’action dès maintenant. On aura bien le temps de faire des changements plus tard, pas vrai? Et certains nient tout simplement qu’il existe même un problème avec notre climat. Ces chroniqueurs et ces hauts dirigeants d’influence choisissent de ne pas tenir compte des preuves accablantes qui nous sont données par une autre « tempête ou sécheresse ou inondation du siècle », préférant de loin se cacher derrière le voile douillet du confortable cocon du statu quo.

« Mais si le Congrès ne prend pas rapidement des mesures afin de protéger les générations à venir, je le ferai », a déclaré le président. « Je donnerai à mon Cabinet l’instruction de trouver des mesures que nous pouvons prendre, maintenant et dans le futur, afin de réduire la pollution, de préparer nos collectivités aux conséquences des changements climatiques et d’accélérer la transition vers des sources d’énergie plus durables. »

Il y a eu beaucoup d’activité sur les médias sociaux au nord de la frontière, alors que les partisans de l’énergie renouvelable ont essayé d’imaginer ce que ce serait que d’avoir une vision semblable au Canada. Les gens ont partagé des idées de mesures réelles et concrètes afin de lutter contre les effets dévastateurs de la production d’énergie à partir des combustibles fossiles. Des études et des rapports ont été cités, démontrant le manque de leadership de nombreux pays développés en ce qui concerne le dossier du climat. Quelqu’un m’a envoyé une citation d’un récent rapport du Fonds mondial pour la nature : « L’augmentation vertigineuse des coûts environnementaux, sociaux et économiques de notre système d’énergie actuel, et la menace imminente du désastre causé par les changements climatiques, changent le fardeau de la preuve : tout ce qui n’est pas de l’énergie renouvelable durable utilisée efficacement devrait désormais avoir à justifier son existence… »

La rhétorique politique est fantastique pour les citations de 120 caractères. Des études et des rapports sont nécessaires pour en prouver le bien-fondé à ceux qui sont dans le déni et préféreraient l’ignorer ou, pire encore, les détourner afin qu’ils servent leurs propres intérêts. En fin de compte, il faut des gens pour faire des changements. Il faut des personnes avant-gardistes, des personnes avec une vision et une boussole intérieure qui les guident constamment, des personnes qui n’ont pas peur de la négativité et de la fausse information ridicule répandues par les opposants.

J’ai été extrêmement chanceux ces dernières années de côtoyer des personnes qui correspondent à cette description. Ils se nomment Don et Meredith, Gary et Marie, Jutta et Paul, Mike, Jenna, Madison, David, Ken… Ils ont un travail régulier, mais ils consacrent leur temps libre – les soirées ou les quelques heures libres ici et là entre deux tâches ménagères – à faire ce qu’ils peuvent pour promouvoir la cause d’un avenir plus propre. Ils rédigent des lettres, ils écrivent des blogues, ils « gazouillent », ils bravent des tempêtes de neige pour assister à des événements d’information. Ils ne sont pas payés pour leur travail de défense en vue d’un avenir énergétique renouvelable. Ils sont simplement profondément convaincus que l’ajout d’énergie renouvelable fiable et économique à notre système d’électricité est une mesure concrète qui donnera des résultats nets concrets.

Contrairement à beaucoup d’entre nous qui attendons que quelqu’un d’autre se tienne debout, ces partisans convaincus, mais rares, mettent en pratique le nouveau slogan du président Obama : « Je le ferai ».

Je suis fier d’avoir rencontré ces personnes incroyables et je suis fier de me tenir debout avec elles, du bon côté de l’histoire.