Wind energy: A competitive source of power

Tuesday, June 12th, 2012

La Tribune – Jun 09, 2012

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Des critiques ont récemment été émises sur les retombées de l’éolien au Québec. Les opposants à cette forme d’énergie renouvelable soulèvent des craintes qui ne sont pas fondées et qui relèvent d’un manque d’informations quant aux opportunités créées par le développement de l’éolien. Il est important de rétablir les faits.

Au sujet des coûts de l’électricité, il faut dire les choses telles qu’elles le sont : l’énergie éolienne est concurrentielle.

Certes, les coûts de production d’électricité d’un parc éolien construit en 2012 ne peuvent rivaliser avec ceux d’un barrage hydroélectrique construit il y a 50 ans. En toute logique, il faut comparer des équipements construits dans les mêmes années. À ce chapitre, il est estimé que l’électricité produite par l’éolien est aussi abordable que celle qui sera produite par les nouveaux projets hydroélectriques d’Hydro- Québec. Pour fins de comparaison, les coûts moyens des appels d’offres de 2003 et de 2005 pour l’énergie éolienne au Québec étaient respectivement de 6,5 et 8,7 cents du kW/ h alors que le projet hydroélectrique de La Romaine devrait produire de l’électricité à environ 9,5 cents le kW/ h. L’énergie éolienne ne remplacera jamais l’hydroélectricité au Québec, elle est cependant le partenaire idéal pour diversifier le portefeuille énergétique du Québec, et ce, de façon propre et durable.

D’ailleurs, selon une analyse du Bloomberg New Energy Finance, le coût de l’électricité produite par les éoliennes terrestres diminuera encore de 12 pour cent au cours des cinq prochaines années grâce à une combinaison d’équipement à plus faible coût et de gains pour l’efficacité du rendement.

Les adversaires de l’éolien prétendent également que le recours à cette forme d’énergie ne diminue pas les émissions de gaz à effet de serre. Là encore, rien n’est plus faux. Avec le développement technologique et l’accroissement du nombre de parcs éoliens, les instabilités provoquées par les carences de vent sont beaucoup plus faciles à contrôler. Le Québec est d’ailleurs très bien positionné puisque l’éolien et l’hydroélectricité sont fortement complémentaires et n’émettent aucun gaz à effet de serre.

Sur le plan des retombées économiques dans les régions engendrées par l’éolien, l’expérience prouve qu’elles sont considérables. Entre 2005 et 2015 au Québec, l’éolien aura généré des investissements de plus de 10 milliards $, des dizaines de millions $ en retombées pour les municipalités et les propriétaires terriens et la création de quelque 37 000 emplois personne/année. En Gaspésie, le berceau de l’éolien au Québec qui accueille plusieurs entreprises oeuvrant dans ce secteur, on observait en 2011 le taux de chômage le plus bas depuis 1987 ainsi qu’un solde migratoire positif, une première en dix ans.

L’énergie éolienne est propre, abordable et compétitive. Sans peser dans le portefeuille des Québécois, elle favorise un fort développement régional. S’y opposer équivaudrait à laisser passer une chance exceptionnelle de développement économique et environnemental pour le Québec.

Jean- Frédérick Legendre Directeur régional – Québec Association canadienne de l’énergie éolienne (CanWEA)